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[Food Review] Clint, entre gueuleton raffiné et bistrot néo-classique.
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[Food Review] Clint, entre gueuleton raffiné et bistrot néo-classique.

La dernière fois nous parlions d’un établissement qui importe une certaine vision de la culture bistrot dans ses barquettes, pour street-foodé la culture du parigot et la ré-inventer.

Bruncheuses de l’enfer.
Aujourd’hui on atterrit assez loin de ses pompes, tout en comprenant qu’il y a un ordre d’idée semblable chez Clint. Petit restaurant sympa, qui est également un salon de thé et une épicerie fine; ce qui voudrait dire qu’en pratique nous sommes confrontés au paradis des gonzesses et des brunchers, pas vrai ? Avec une queue immense devant qui t’empêche d’entrer dans cette belle adresse du 11 ème arrondissement, rue de la Roquette, tu désespèrerais dès ton arrivée.

Sympa ce petit endroit non ?
Eh bien sache que non, Clint c’est un raffinement à part. A commander seul chez soi pour un immense gueuleton, à plusieurs pour goûter à tout avant une soirée où tu déploieras 12k calories, car la force de ce restaurant est de transformer d’excellents produits, en combinaison gustative aussi improbable que délicieuse. Bien qu’il demeure une pointe de bistrot néo-classique, on s’affranchit volontiers du modèle de base du burger au pain sec, du steak rafistolé et trop salé, de la tranche de tomate aussi épaisse qu’une semelle de Caterpillar, et de la sauce burger orange infâme qui sort d’un tube peu recommandable. Paris réinvente ses nouveaux maîtres à longueur de temps, et Clint tient une place de choix.

Chez Clint on met des grands coups de latte dans ce statut quo douteux et on plonge dans la réalité du Burger Game. Le pain est léger, la sauce assez envoutante et les recettes plutôt originales. On est face à quelque chose de généreux, de délicat et d’assez bourrin à la fois.
En sus, vous trouverez plein d’autres choses à la carte, et il est à peu près certain que cet endroit peut être un refuge pour beaucoup de gens différents, animés d’envies divergentes, et qu’il aura pour mot d’ordre de les satisfaire en répondant très bien à leurs attentes respectives. Quoi de mieux ?

Maintenant je suis mieux placé pour vous parler du « Léon Spinks », un Burger copieux, démentiel, qui ne se fout pas de votre gueule. On vous conseille les croustillants de poulet Cajun qui tiennent bien mieux la route que Paul Walker, et s’accompagnent d’une sauce crémeuse avec une touche de poivre qui s’y marie à la perfection. Le tout est agrémenté d’une portion de frites capable de nourrir deux personnes aisément, bref si t’es un chacal sache qu’on en a pour sa thune. Si t’es aussi un morfale tu aimeras cette combinaison d’un raffinement remarquable et d’un esprit plutôt cool et posé, tout en restant bourratif.

On s’affranchit volontiers de la guinguette du onzième qui te fait de l’œil mais lâche du vent dans ton assiette. Ici tout est en place; qualité, quantité, et la guinguette fait bel et bien de l’œil pour que tu poses un cul autour d’un menu bien remonté.

Il a du sens ce truc.
Le concept de l’endroit semble être de réunir, d’accueillir et de ravir. Trois impératifs rares dans la restauration, mais toujours chère à nos cœurs dans la capitale. Il est possible de s’offrir toute sorte de snacks, qui entrent donc dans toutes les bourses grâce à la magie d’une diversité extrêmement bien sentie. Quand on n’a pas peur de transformer les produits, de se creuser la tête pour faire plaisir et surtout pour créer ce qui remplira l’assiette de tous les amateurs de bonne cuisine pour des prix variables, on tient une affaire solide. Rien ne vous empêche de profiter du salon de thé, de faire une petite course à l’échoppe, de boire un cocktail ou de bruncher… On peut tout faire chez Clint. Les photos des petits plats sont vendeuses, on voudrait tout goûter, et ainsi rentrer chez soi le ventre alourdi de bonheur avec en tête l’idée d’y revenir dans les délais les plus brefs.

La question naturelle qui te vient à l’esprit sera, « Okay, ça a l’air bien bien cool, mais ça va me coûter combien cette petite affaire ? ». Comme je te le disais, tu peux volontiers adapter certaines de tes envies à ton budget dans la mesure où Clint propose un éventail assez large de graillon. Maintenant, si tu veux un bon burger et ton coca rouge, faudra compter un peu moins de vingt balles.

Tu peux aussi opter pour une extravagance.
Ce qui est intéressant à l’endroit de Clint, c’est d’une part que ce lieu est un véritable couteau suisse de la faim, et d’autre part qu’il se définisse par une ligne esthétique irréprochable. Clint trouve des solutions à toutes les envies, et en y apportant un univers visuel récurrent, qui crée du lien entre les plats, c’est une identité proche d’une signature. On vous conseille donc vivement d’aller y faire un tour et d’y trouver des réponses pour casser la dalle. Peu importe la configuration dans laquelle vous allez à la rencontre de cette équipe dévouée, vous en sortirez grandi (et rassasié).

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